FICHE ANALYSE : ANTICORPS ANTI EPSTEIN - BARR

Analyse

AC ANTI EPSTEIN-BARR
Valeurs de référence v. interprétation des résultats
Délai de réponse 1 J
Type de tube à utiliser S
Tarification (Nbre de B) EBV IgM : 300 B
EBV IgG : 250 B
EBV IgA : 250 B
MNI test : 100 B
Définition - physiologie Le virus Epstein-Barr (EBV) appartient au groupe des Herpèsvirus. Il est associé à la mononucléose infectieuse (celle-ci peut aussi être associée aux primoinfections à CMV, toxoplasmose, HIV,…) .
La primo-infection asymptomatique ou paucisymptomatique est la règle ( +/- 75%).
Le virus entre en phase latente dans les lymphocytes B, mais peut se réactiver à l’occasion de divers stimuli. Les primo-infections évoluant en mononucléose infectieuse restent nettement minoritaires (8% des patients « primo-infectés »).
EBV intervient comme cofacteur dans le développement des tumeurs de Burkitt ( en Afrique principalement ), dans la genèse de certains cancers du nasopharynx , des lymphômes de Hodgkin et de lymphômes chez les patients immunodéprimés . Il cause la leucoplasie chevelue de la langue chez les patients atteints de SIDA et la pneumopathie interstitielle lymphocytaire chez les enfants infectés par HIV. Dans certains désordres génétiques rares , l’infection à EBV peut être fatale .
Trois types d’anticorps peuvent être recherchés : les anticorps dirigés contre la capside virale (VCA), les anticorps dirigés contre les antigènes d’apparition précoce (EA) et les anticorps dirigés contre les antigènes nucléaires (EBNA).
Les anticorps anti VCA sont les premiers à apparaître et les plus utiles au diagnostic.
Prélèvement - Propriétés de l'échantillon L'analyse est réalisée sur sérum
Intérêt clinique - Interprétation des résultats

L’interprétation des résultats de la sérologie EBV peut s’avérer délicate, il peut en effet y avoir de fortes variations interindividuelles dans le profil sérologique.
Les remarques suivantes doivent être prises en considération :

Une primo-infection sévère débouchant sur une MNI est associée à une forte production d’anticorps (IgM et IgG). La production d’IgG est parfois différée . Sous réserve de ces remarques préliminaires, l’interprétation suivante peut être avancée :

Anticorps anti-VCA :

IgM IgG Conclusion
-  -  Absence de réponse immunitaire, pas de contact antérieur avec EBV
 
- +  Réponse immunitaire résiduelle, infection ancienne par EBV
 
+ -

Primo-infection par EBV possible : voir contexte clinique et biologique et procéder à un contrôle 3 semaines plus tard.

+ + Infection récente
(+) traces  (+) traces

 Conclusions difficiles : nouveau prélèvement
endéans les 2 à 3 semaines


Investigations complémentaires :

Les anticorps anti-EBNA augmentent tardivement, entre le 2ème et le 4ème mois après l’infection et persistent ensuite tout la vie. Ils sont donc quelquefois utiles pour établir un diagnostic évoqué tardivement après les symptômes.
Les anticorps anti-EA ( deux antigènes : EA-R et EA-D) apparaissent de façon fugaces (quelques mois ) lors de la primoinfection ensuite deviennent indétectables. Ils sont de peu d’utilité dans le diagnostic de la primoinfection. Ils peuvent être détectables en titre bas chez des personnes ayant un contact ancien avec le virus. Chez des patients immunodéficients une réactivation de l’EBV se traduit par une augmentation des anticorps anti-VCA et une réappparition des anticorps anti-EA. Ceux-ci s’observent également en titre élevé chez les patients développant un lymphôme de Burkitt ( EA- R ) ou un carcinôme nasopharyngé (EA-D).
La mise en évidence d’anticorps IgA anti-EBV, en présence d’un taux d’IgG anti-EBV élevé, suggère une infection chronique persistante ou une réactivation virale et est un marqueur précoce du développement du carcinôme nasopharyngé.

 








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