ANTITHROMBINE (III)

Définition – physiologie
L’antithrombine sans la mention III est actuellement la dénomination officielle de cet inhibiteur physiologique. L’antithrombine (III) est une glycoprotéine dont la synthèse est réalisée au niveau du foie. Elle possède une action inhibitrice polyvalente vis-à-vis de plusieurs facteurs activés de la coagulation; toutefois celle-ci s’exerce essentiellement sur le facteur Xa et la thrombine. L’héparine augmente l’activité de l’antithrombine (III)

Prélèvement – Propriétés de l’échantillon
Le test est réalisé sur plasma citraté.
Les conditions de prélèvement doivent être scrupuleusement respectées. – Serrer le garrot au minimum. – Respect scrupuleux du rapport sang/anticoagulant. – Mélanger aussitôt par retournements lents mais complets, sans produire de mousse ni d’hémolyse mécanique. – Faire la mesure endéans les 4 heures. L’hémolyse ou toute amorce même minime de la coagulation, invalide le test Tube bleu

Valeurs de référence
70 – 130 %

Intérêt clinique – Interprétation des résultats
Le déficit en antithrombine (III) engendre une situation d’hypercoagulabilité.
– Les déficits acquis peuvent se rencontrer lors de phénomènes de consommation (ex: CIVD), de déficit de synthèse hépatique, dans le syndrome néphrotique
– Les oestrogènes et la grossesse peuvent entraîner un abaissement du taux d’antithrombine(III).
– Le traitement par l’héparine provoque une diminution (faible) d’antithrombine (III).
– Déficit congénital: fréquence 1/3000 à 1/10000 dans la population générale.


Répertoire d'analyses de Biologie Clinique

G. JANSSENS, Directeur scientifique

Edition 2015 > PDF

Le répertoire a pour vocation d’aider au choix et à l’interprétation des paramètres de Biologie Clinique. Son édition est régulièrement complétée et modifiée. Toutefois il peut persister un délai entre la modification d’une analyse existante ou l’utilisation d’une nouvelle analyse et son apparition dans le répertoire.