ANTICORPS ANTI-RICKETTSIA

Définition – physiologie
La recherche et le titrage d’anticorps anti-Rickettsia repose sur plusieurs techniques, classiquement utilisées en sérologie, telles que inhibition de hémagglutination, ELISA, immunofluorescence indirecte. Coxiella burneti (fièvre Q), Rickettsia mooseri (typhus murin) et Rickettsia conori (fièvre boutonneuse) sont utilisés comme antigènes dans les réactions d’immunofluorescence. Il existe une communauté antigénique entre Rickettsia mooseri et les différentes Rickettsia du groupe typhus ainsi qu’entre Rickettsia conori et les agents des différentes rickettsioses à tiques. Le titre observé sera toutefois plus élevé en cas de typhus murin ou de fièvre boutonneuse.

Prélèvement – Propriétés de l’échantillon
L’analyse est réalisée sur sérum.

Valeurs de référence
Absence d’anticorps spécifiques

Intérêt clinique – Interprétation des résultats
En immunofluorescence les taux sont pris en considération à partir de 1/40. Le diagnostic repose sur mise en évidence d’une séroconversion. Deux échantillons testés à 15 jours d’intervalle doivent révéler une variation de 4 X le titre initial. La mise en évidence d’IgM spécifique est un élément classique du diagnostic d’infection récente. Notons toutefois que, dans le cas d’espèce, ces immunoglobulines peuvent persister plusieurs mois.


Répertoire d'analyses de Biologie Clinique

G. JANSSENS, Directeur scientifique

Edition 2015 > PDF

Le répertoire a pour vocation d’aider au choix et à l’interprétation des paramètres de Biologie Clinique. Son édition est régulièrement complétée et modifiée. Toutefois il peut persister un délai entre la modification d’une analyse existante ou l’utilisation d’une nouvelle analyse et son apparition dans le répertoire.