Analyses W Y Z

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AB CDEF GHI –  LMNOP QR STUVW – YZ

W

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La réaction de Waaler-Rose a pour but la mise en évidence du facteur rhumatoïde (auto-anticorps anti IgG). Cette mise en évidence est réalisée en utilisant la propriété qu’a le facteur rhumatoïde d’agglutiner (si son titre est suffisamment élevé) des hématies recouvertes d’IgG.

L’analyse est réalisée sur sérum non hémolysé.

< 8 UI/mL
La fréquence des résultats positifs augmente avec l’âge.

Répondu le jour de réception + 1 jour (ouvrable)

Le Waaler Rose est (tout comme le RA – test) un paramètre biologique de l’investigation des rhumatismes inflammatoires.

Environ 75 % des cas de polyarthrite rhumatoïde présentent un test de Waaler-Rose positif. Cette positivité est rarement précoce, le plus souvent le test de Waaler-Rose ne devient positif qu’après 4 à 6 semaines de maladie clinique. L’intensité de la réaction semble être sans relation avec les signes cliniques.

Dans la pseudo polyarthrite rhizomélique, la spondylarthrite ankylosante et le rhumatisme psoriasique, le Waaler-Rose est habituellement négatif.

Dans les collagénoses et plus particulièrement dans la maladie lupique, le Waaler-Rose peut être positif.

On peut rencontrer un Waaler-Rose positif lors d’affections très diverses telles les atteintes hépatiques, les dysglobulinémies, certaines infections chroniques bactériennes ou parasitaires, lors de fibroses pulmonaires, et lors de néoplasies.

Remarque: Le RA Test latex et le Waaler-Rose sont deux réactions complémentaires, l’une est plus spécifique et l’autre plus sensible

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Le principe de la technique initialement proposée par Widal consiste à mettre en contact une suspension d’antigènes somatiques de la paroi cellulaire (O) et flagellaires (H) de Salmonella avec le sérum du patient et de visualiser une agglutination si les anticorps correspondants sont présents.
Les antigènes principalement utilisés se rapportent à Salmonella typhi et Salmonella paratyphi A, B et C.

L’analyse est réalisée sur sérum

1 jour

Le test de Widal est d’un intérêt limité dans le diagnostic de la fièvre thyphoïde et des salmonelloses en général. La coproculture est l’examen de premier choix. La réponse immunitaire humorale devient généralement mesurable par le test de Widal 2 à 3 semaines après le début des signes cliniques. La réponse est fonction de la gravité de l’infection (variant de 25 à 60 % ).
Le diagnostic sérologique repose sur la mise en évidence d’une augmentation minimale de quatre fois le titre initial, pour deux prélèvements espacés d’environ deux à trois semaines.
Les résultats sont fournis pour l’agglutination H et l’agglutination O. Un titre >1/80 pour l’agglutination O suggère chez un individu non vacciné une infection par Salmonella typhi ou paratyphi.

Les remarques suivantes sont à prendre en ligne de compte dans l’interprétation des résultats:
– l’agglutination O persiste moins longtemps que l’agglutination H, elle est aussi plus spécifique de l’infection récente.
– la vaccination provoque une augmentation des agglutinines O et H. Les agglutinines H peuvent persister de nombreuses années, les agglutinines O ne persistent que quelques mois à des titres élevés.
– une antibiothérapie efficace installée rapidement prévient l’augmentation des anticorps.
– les fausses réactions positives observées sont nombreuses : fièvre, malaria, septicémies à bacilles gram négatifs, désordres immunologiques divers, …
– ce test, qui date de 1896, n’est pas recommandé dans les pays à faible endémicité ayant accès à des laboratoires de bactériologie adéquats, capables de réaliser les cultures. Par ailleurs, des études récentes montrent que le test est également de performance médiocre dans les régions endémiques.

Y

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Les sérotypes de Yersinia importants en pathologie humaine et fréquemment retrouvés en Europe sont:
– Y. enterocolitica 0:3
– Y. enterocolitica 0:9
– Y. pseudotuberculosis type 1
La mise en évidence d’une réponse immunitaire humorale spécifique vis-à-vis de ces antigènes est en général réalisée par une réaction d’agglutination.

L’analyse est réalisée sur sérum

7 jours

La recherche d’anticorps anti-yersinia est un examen complémentaire, il ne peut se substituer à l’examen bactériologique.
Les titres > à 1/200 sont habituellement considérés comme significatifs d’une infection récente. Les taux résiduels peuvent persister plusieurs années après l’infection. L’intérêt du dosage des anticorps anti-yersinia se situe dans les contextes cliniques suivants:
– Formes abdominales: syndrome pseudoappendiculaire, adénite mésentérique, iléite terminale.
– érythème noueux, arthralgie, myalgie
– rarement: myocardite, septicémie
La réaction est assez spécifique.
Toutefois une agglutination positive avec le type O:9 peut être la conséquence d’une Brucellose.

Z

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Le zinc est un oligo-élément essentiel impliqué dans de nombreux aspects du métabolisme cellulaire.
Il est nécessaire à l’activité de nombreuses enzymes, il joue un rôle dans la fonction immunitaire, la synthèse de protéines, la synthèse du DNA, la division cellulaire. Un apport journalier de zinc est requis.
75 à 88 % du zinc sanguin total se trouve dans les érythrocytes.

Le dosage est réalisé sur sérum ou plasma (tube spécial pour métaux) le matin à jeun et urines de 24 h.
L’hémolyse invalide le test.

Sérum : 70 – 120 μg/dL
Urines de 24 h : 150 – 1200 μg/24h

7-10 jours

Des carences mineures s’observent lors d’apports insuffisants ou de besoins accrus (adolescents,femmes enceintes, personnes âgées)
Des carences modérées sont rencontrées dans l’alcoolisme, les insuffisances hépatiques, insuffisance rénale et malabsorption.
Une carence sévère est rare dans nos pays industrialisés.
Une augmentation du zinc sérique peut s’observer chez certains patients hémodialysés, lors d’exposition à des fumées contenant des sels de zinc.

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Le virus Varicelle-zoster est un virus à ADN faisant partie des Herpèsvirus humains. Il est responsable lors de l’infection primaire de la varicelle et du zona lors de la réactivation de l’infection, le virus restant latent dans la racine dorsale des ganglions nerveux. La primoinfection est génèralement bénigne chez l’enfant, elle peut s’accompagner de complications plus importantes chez l’adulte : pneumopathie, encéphalite, infection disséminée. Elle peut être fatale chez l’hôte immunocompromis. Le diagnostic est généralement clinique ou virologique. Le diagnostic sérologique est utilisé pour déceler les personnes non immunisées en cas de contact, notamment les femmes enceintes. En effet une varicelle lors de la première partie de la grossesse peut causer une embryopathie varicelleuse dans 1 % des cas et une varicelle aux alentours de l’accouchement peut produire une infection grave du nouveau-né. Le zona de la femme enceinte n’entraîne aucune pathologie fœtale. Environ 70% des adultes possèdent des anticorps vis-à-vis de la varicelle. Les anticorps IgG et IgM peuvent être recherchés par immunofluorescence ou techniques immunoenzymatiques.

L’analyse est réalisée sur sérum

IgM : absence
IgG : absence : pas de contact
IgG : présence : contact ancien

Analyses réalisées 2X/sem (ma et je)

La présence d’IgM est associée avec la primoinfection. Cependant en cas de zona, elles peuvent également être détectables. La présence d’IgG en absence d’IgM montre un contact ancien avec le virus et sa latence dans l’organisme. Les IgG persistent toute la vie.

Répertoire d'analyses de Biologie Clinique

G. JANSSENS, Directeur scientifique

Edition 2015 > PDF

Le répertoire a pour vocation d’aider au choix et à l’interprétation des paramètres de Biologie Clinique. Son édition est régulièrement complétée et modifiée. Toutefois il peut persister un délai entre la modification d’une analyse existante ou l’utilisation d’une nouvelle analyse et son apparition dans le répertoire.