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La PCR (Polymerase Chain Reaction) est une technique sensible et spécifique basée sur l’amplification in vitro des acides nucléiques permettant notamment de détecter la présence de microorganismes dans les liquides biologiques. Le gène cible est amplifié à l’aide d’une enzyme, l’ADN polymérase. Une PCR correspond à la succession d’une trentaine de cycles d’amplification permettant d’obtenir plusieurs millions de copies de la séquence cible. Cette technique permet de détecter des germes même morts et sa sensibilité permet l’utilisation
de milieux pauci-microbiens comme les urines.

Pour Chlamydia trachomatis, la séquence d’ADN cible est constituée de 207 nucléotides localisés dans le plasmide cryptique, commun à tous les sérovars de Chlamydia trachomatis.
Certaines souches présentant une mutation au niveau de la région cible du plasmide pourraient ne pas être détectées.
Pour Neisseria gonorrhoeae, la séquence d’ADN cible est constituée de 201 nucléotides situés dans le gène codant la cytosine-ADN-méthyltransférase. Certaines souches de Neisseria non pathogènes faisant partie de la flore buccale peuvent donner des résultats faussement positifs. Un résultat positif est contrôlé par une seconde technique d’amplification utilisant une autre séquence cible.
Les techniques d’amplification moléculaire, dont la PCR, sont actuellement considérées comme techniques de référence pour le diagnostic des infections à Chlamydia trachomatis. La culture de Chlamydia trachomatis est en effet une technique très spécifique mais de sensibilité variable (60 à 80 %). Quant à la sérologie, elle n’est utile que pour le diagnostic des infections profondes et chroniques à Chlamydia trachomatis.

La culture du gonocoque est également très spécifique mais le gonocoque est un germe fragile, sa viabilité sur un milieu de transport ne dépassant pas 6 à 12h. La culture du gonocoque reste toutefois indispensable notamment pour l’étude de la sensibilité aux antibiotiques.

La technique PCR est réalisable en routine sur frottis vaginal ou endocervical ou urétral et urines 1er jet.

Frottis vaginal ou endocervical chez la femme (matériel fourni par le laboratoire) :
• introduire l’écouvillon d’environ 5 cm dans le vagin ou d’environ 1 à 1.5 cm dans le canal endocervical.
• faire pivoter doucement l’écouvillon pendant 15 à 30 secondes contre les parois vaginales ou dans le canal endocervical
• retirer l’écouvillon avec précaution
• introduire l’écouvillon dans le tube et casser la tige au niveau de la marque à mi-hauteur
• revisser soigneusement le bouchon orange
• noter l’identité de la patiente, le site et la date du prélèvement.
• garder au frigo (2-8°C) max 7 jours ou faire parvenir immédiatement au laboratoire

Voir : infos médecins – techniques de prélèvements 

Prélèvement urétral chez l’homme (matériel fourni par le laboratoire) :
• le patient ne doit pas uriner pendant les 2h qui précèdent le prélèvement
• introduire l’écouvillon dans l’urètre à une profondeur de 2 à 4 cm, le tourner sur son axe pendant 2 à 3 secondes afin de ramener un maximum de cellules puis introduire l’écouvillon dans le tube contenant le milieu de transport

Voir : infos médecins – techniques de prélèvements 

Urines premier jet :
• le patient ne doit pas uriner pendant les 2h qui précèdent le prélèvement
• récupérer les urines « premier jet « (10 à 50 mL) dans un récipient stérile

Voir : infos médecins – techniques de prélèvements 

Négatif

2X/semaine
Chlamydia trachomatis et Neisseria gonorrhoeae sont des agents très fréquents de M.S.T.

Chez l’homme :
L’urétrite à Chlamydia trachomatis est symptomatique dans seulement 50 à 80 % des cas.
L’épididymite est peu fréquente et souvent associée à une urétrite. L’homme infecté transmet le germe à sa partenaire dans 40 % des cas.
L’urétrite gonococcique est le plus souvent symptomatique se traduisant par une affection
aiguë (urétrite avec écoulement purulent et brûlures mictionnelles). L’infection est pauci- ou
asymptomatique dans moins de 5 % des cas. L’infection peut s’étendre à la prostate, aux vésicules
séminales et à l’épididyme. L’homme infecté transmet le germe à sa partenaire dans 75
à 90 % des cas.

Chez la femme :

L’infection à Chlamydia trachomatis se manifeste essentiellement par une cervicite qui reste
souvent méconnue car asymptomatique dans 70 % des cas. Une urétrite apparaît dans 5 %
des cas : elle reste le plus souvent asymptomatique.
L’infection gonococcique est le plus souvent peu ou pas symptomatique se traduisant par
une urétrite, une cervicite ou une bartholinite avec parfois écoulement purulent .
Les infections à Chlamydia trachomatis et à gonocoque peuvent s’étendre et provoquer une pelvi- péritonite ou une salpingite avec risque de stérilité tubaire et grossesse extra-utérine. Il n’est pas rare que ces complications soient les premières manifestations de l’infection. Ces deux germes peuvent aussi être responsables de complications extragénitales aussi bien chez l’homme que chez la femme. D’où l’importance d’un traitement précoce et adéquat

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La Neuron Specific Enolase (NSE) est une enzyme glycolytique située au niveau des neurones du cerveau, des tissus nerveux périphériques, ainsi qu’au niveau des cellules « APUD » (Amine Precursor Uptake and Decarboxylation) des systèmes neuro-endocriniens.

L’analyse est réalisée sur sérum. Vu la présence de NSE dans les globules rouges, l’hémolyse invalide le test. Si le dosage est postposé, le sérum doit être congelé.

< 12.5 µg/L

10 jours

La NSE est un marqueur des tumeurs d’origine neuro-endocrinienne : neuroblastome, phaeochromocytome, insulinome… Plus particulièrement, La NSE est considérée comme un excellent marqueur des tumeurs pulmonaires anaplasiques à petites cellules. (augmentation dans 80% des cas). Le dosage de NSE est indiqué dans l’évaluation de l’efficacité du traitement et dans la détection précoce des récidives

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Les ANCA constituent un groupe d’auto-anticorps dirigés contre des antigènes cytoplasmiques des polynucléaires neutrophiles.
Le test de screening faisant appel aux techniques d’immunofluorescence révèle, en cas de positivité, soit une image fluorescente cytoplasmique (cANCA), soit une image périnucléaire (pANCA). En cas de positivité, l’investigation peut être poursuivie par la détection des anti-PR3 ou des anti-MPO.

L’analyse est réalisée sur sérum

Absence d’anticorps

La recherche des ANCA s’inscrit dans le cadre du diagnostic différentiel des vascularites, et plus particulièrement des vascularites systémiques.

Les cANCA sont principalement associés à la granulomatose avec polyangéite (maladie deWegener). La recherche des anti-PR3 constitue un test de confirmation.

Les pANCA sont principalement associés à la polyangéite microscopique et la granulomatose
éosinophilique avec polyangéite (maladie de Churg-Strauss). La recherche des anti-MPO
constitue un test de confirmation.

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Avec le frottis de gorge et le frottis d’oreille, le nez et le sinus complètent la gamme des prélèvements utiles pour le diagnostic bactériologique de la sphère ORL. Les fosses nasales arborent une flore commensale composée essentiellement de Staphylocoques, de Corynébactéries, et de Neisseriae, tandis que la flore commensale du nasopharynx est composée surtout de Streptocoques et d’anaérobies. Un portage de germes potentiellement pathogènes est courant ( Neisseria meningitidis, Streptococcus pneumoniae, Haemophilus) Quant aux sinus proprement dits (sinus cranio-faciaux), ils correspondent à un ensemble de cavités para-nasales tapissées d’un épithélium cilié et qui, à l’état normal, sont stériles.

Pour le nez, écouvillonnage des fosses nasales antérieures (1 à 2 centimètres de profondeur).
Placer l’écouvillon dans un milieu de transport NCVP et acheminer au laboratoire, sinon, conserver à température ambiante pendant 24 heures maximum.
Pour le sinus sensu stricto, le recueil des sécrétions purulentes par ponction à la seringue (sous anesthésie locale ou générale) constitue le prélèvement idéal.
Le recueil du liquide de lavage sinusien dans un pot de prélèvement stérile constitue l’alternative la moins invasive et la plus courante.

Absence de germes pathogènes ou d’un groupe de germes particulièrement visés (voir ci dessous)

Prélèvement au cours des sinusites. La principale indication des prélèvements sinusiens proprement dits est la recherche et l’identification de l’agent responsable des sinusites.
Lorsque ces conditions de prélèvement sont strictement respectées, les principaux agents responsables de sinusites aiguës sont Haemophilus influenzae (30 p.100), Streptococcus pneumoniae (20 p. 100) et les anaérobies (10 p.100). Plus rarement le Staphylococcus aureus, les Streptocoques du groupe A, les bacilles Gram –négatifs et Moraxella catarrhalis.
Dans les sinusites chroniques, les bactéries le plus souvent en cause sont les anaérobies (40 p.100 ). Plus rarement Haemophilus influenzae, Streptococcus pneumoniae et Staphylococcus aureus. Malgré la difficulté du prélèvement sinusien, l’isolement du germe responsable des sinusites reste la méthode de référence si l’on désire freiner l’émergence des germes multirésistants par un recours systématique à l’antibiothérapie probabiliste

Prélèvements au niveau des fosses nasales antérieures.
L’écouvillonnage au niveau des fosses nasales, plus simple à réaliser et donc plus courant, présente uniquement un intérêt épidémiologique : la recherche des porteurs sains de Staphylococcus aureus. (Pour rappel, il existe 20 p.100 de porteurs sains de ce germe dans la population). C’est également un prélèvement de choix pour la recherche des MRSA

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La découverte de l’ADN fœtal circulant couplé à la mise au point des nouvelles techniques de séquençage permet de proposer un test de dépistage prénatal non invasif basé sur la détection de l’ADN fœtal circulant dans le sang maternel avec une sensibilité et une spécificité très élevées.
Le NIPT détecte l’existence des trisomies 21,13 et 18 dès la 12ème semaine de grossesse.

Le prélèvement  est réalisé sur tube STRECK à partir de la 12ème  semaine de grossesse
• Prélever 1 X 10 mL (minimum 8 mL) de sang dans un  tube STRECK de 10 mL .
• Immédiatement après la prise de sang, mélanger le tube par plusieurs retournements doux.
• Conserver à température ambiante ( délai maximum avant analyse : 24h) ; éviter absolument la congélation.

Pas d’anomalie chromosomique détectable.

Le NIPT est un test de dépistage et non de diagnostic. Les résultats en terme de sensibilité (99,64%), spécificité (99,96%) et de valeur prédictive positive (99,44%) sont excellents pour la trisomie 21.
Si le résultat est normal, la probabilité que le fœtus soit atteint de trisomie 21,18 ou 13 est très réduite, mais n’est donc pas totalement exclue. En cas de résultat anormal, un test diagnostic invasif (choriocentèse ou ponction de liquide amniotique) doit être réalisé.
Dans environ 5% des cas, aucun résultat ne peut être obtenu. Dans ces cas un nouvel échantillon sanguin peut être testé.

Le NIPT doit être interprété avec précaution
• En cas de grossesse multiple (plus que deux fœtus). En cas de grossesse gémellaire, le résultat est toutefois généralement fiable.
• Si la patiente a (eu) un cancer,
• Si la patiente a reçu récemment une thérapie à l’héparine ou une transfusion sanguine,
• Si la patiente a eu une immunothérapie, une greffe de cellules souches ou une transplantation d’organe.

Un test invasif est préféré si des anomalies sont constatées chez le bébé à l’échographie, (y compris une clarté nucale > 3,5 mm) et en cas de forte obésité.

• Jours de prélèvements :  lundi, mardi, mercredi et jeudi, sauf la veille d’un jour férié.
• Centres de prélèvements concernés : IBC Boitsfort, IBC Nivelles, IBC Wauthier Braine , IBC Sieppelberg et Centre Médico-chirurgical de Waterloo.
• Le prélèvement doit être accompagné d’un formulaire de demande et de consentement complété et signé par le médecin prescripteur et par la patiente.
• Le tube STRECK accompagné de son formulaire doivent parvenir au laboratoire avant midi.
• Le NIPT est remboursé en Belgique depuis le 1er Juillet 2017 (ticket modérateur : 8,68 €). En cas d’une intervention majorée, le DPNI est gratuit. Pour les patientes sans mutualité belge, un NIPT coûte 260 euros.

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La Neuron Specific Enolase (NSE) est une enzyme glycolytique située au niveau des neurones du cerveau, des tissus nerveux périphériques, ainsi qu’au niveau des cellules « APUD » (Amine Precursor Uptake and Decarboxylation) des systèmes neuro-endocriniens.

L’analyse est réalisée sur sérum. Vu la présence de NSE dans les globules rouges, l’hémolyse invalide le test. Si le dosage est postposé, le sérum doit être congelé.

< 12.5 µg/L

10 jours

La NSE est un marqueur des tumeurs d’origine neuro-endocrinienne : neuroblastome, phaeochromocytome, insulinome… Plus particulièrement, La NSE est considérée comme un excellent marqueur des tumeurs pulmonaires anaplasiques à petites cellules. (augmentation dans 80% des cas). Le dosage de NSE est indiqué dans l’évaluation de l’efficacité du traitement et dans la détection précoce des récidives

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La décompensation cardiaque est une affection sévère dont la prévalence augmente avec l’âge.
En l’absence d un traitement adéquat, elle entraîne le décès dans 50 % des cas endéans les 5 ans qui suivent le diagnostic d’où la nécessité d’un diagnostic précoce.
Le peptide natriurétique type B (BNP, 32 acides aminés) est une hormone produite au niveau des myocytes des ventricules cardiaques sous forme de pre-pro-BNP (132 acides aminés) clivé d’abord en proBNP (108 acides aminés) puis en N-terminal proBNP (76 acides aminés) et enfin en BNP, seule forme biologiquement active. Une surcharge ventriculaire s’accompagne d’une augmentation de la production de BNP et d’une augmentation des taux sériques de BNP et de la forme inactive N-terminal proBNP

Le test est réalisé sur sérum ou plasma hépariné

Si < 300 pg/mL (tout âge) : insuffisance cardiaque peu probable 

Valeur élevée et dyspnée :
Insuffisance cardiaque probable si 
> 450 pg/mL pour patient < 50 ans > 900 pg/mL pour patient entre 50 et 75 ans
> 1800 pg/mL pour patient > 75 ans

-Diagnostic différentiel dyspnée d’origine cardiaque et dyspnée d’origine pulmonaire : taux normaux dans la dyspnée d’origine pulmonaire ; taux augmentés dans la dyspnée cardiaque (valeurs d’autant plus élevées que l’insuffisance cardiaque est sévère)
– Diagnostic précoce de la décompensation cardiaque : en présence d’un taux élevé, le diagnostic doit être confirmé par échographie
– Bonne valeur prédictive négative
– L’insuffisance rénale peut occasionner une élévation des taux

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Les anticorps antinucléaires constituent un vaste groupe d’auto-anticorps reconnaissant et réagissant avec différents constituants nucléaires communs à tous les types de cellules . L’immunofluorescence indirecte sur cellules HEp-2 constitue l’étape initiale, indispensable pour le dépistage de ces anticorps. La fluorescence (aspect homogène, moucheté, …) témoigne de la présence d’un facteur anti-nucléaire et dépend de l’antigène vis-à-vis duquel les auto-anticorps sont dirigés. L’intensité du facteur antinucléaire est exprimée par son titre et l’identification (voir anti-ds-DNA, anti-ENA, anti-nucléosomes et anti-histones) permettra de caractériser l’antigène reconnu. La technique d’immunofluorescence sur cellules Hep2 met également en évidence certains anticorps dirigés contre des composants du cytoplasme (anti- JO1, anti-Golgi,…)

L’analyse est réalisée sur sérum.

Absence d’anticorps.

recherche : répondu le jour de la réception + 1 jour (ouvrable)
titrage: répondu le jour de la réception +2 jours (ouvrables)
identification : 1X/ sem

La recherche et la caractérisation des auto-anticorps anti-nucléaires et anti-cytoplasmiques sont à la base du diagnostic différentiel des maladies systémiques auto-immunes que sont les connectivites. Le titre des anticorps varie au cours de l’évolution de la maladie, mais il n’y a pas de corrélation systématique entre cette variation de titre et l’activité clinique de la maladie. Un test positif peut se rencontrer chez les sujets âgés, lors de syndromes inflammatoires ou infectieux.

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Le nucléosome est l’unité de structure de la chromatine. Il se compose de DNA double brin (ds DNA) associé aux histones. Les anticorps anti-nucléosome et anti-histone peuvent être détectés par Elisa ou immuno-dot. Les anticorps anti-ds-DNA se détectent par Elisa principalement.

L’analyse est réalisée sur sérum.

Absence d’anticorps

Les anticorps anti-ds-DNA constituent un marqueur spécifique du lupus érythémateux disséminé.
Il s’agit également d’un marqueur important pour le suivi de la maladie : le titre de ces anticorps peut, sous traitement, décroître significativement voire disparaître totalement.
Dans la majorité des cas, une chute des anticorps anti-ds-DNA est associée à une amélioration clinique. Une augmentation franche précède généralement une poussée clinique.

Les anticorps anti-nucléosomes ont pour cibles principales les épitopes spécifiques du nucléosome. La recherche des anti-nucléosome est justifiée lorsque le FAN est positf et les anti-ds-DNA négatifs.
Les anticorps anti-nucléosomes peuvent, en effet, précéder la détection des anti-ds-DNA “classiques”.

La recherche des anti-histones est justifiée lorsque le FAN est positif et les anti-ds-DNA et nucléosome négatifs. Dans ce cas, un test positif oriente généralement vers un lupus induit par un médicament.

Répertoire d'analyses de Biologie Clinique

G. JANSSENS, Directeur scientifique

Edition 2015 > PDF

Le répertoire a pour vocation d’aider au choix et à l’interprétation des paramètres de Biologie Clinique. Son édition est régulièrement complétée et modifiée. Toutefois il peut persister un délai entre la modification d’une analyse existante ou l’utilisation d’une nouvelle analyse et son apparition dans le répertoire.