Analyses E

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E

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L’examen cyto-bactériologique de l’urine (ECBU) comprend l’examen qualitatif, semi-quantitatif et quantitatif des éléments figurés (cellules, cylindres, cristaux) associés à l’examen microbiologique reprenant obligatoirement un examen direct, une numération des germes, une identification bactériologique et un antibiogramme en cas de positivité. L’analyse microscopique, encore couramment réalisée sur sédiment, tend à être supplantée par la cytométrie de flux qui présente l’incontestable avantage d’une quantification rigoureuse.

L’intérêt de l’ECBU est fortement tributaire de la rigueur avec laquelle les procédures de prélèvements et de conservation sont respectées : il convient en effet d’éviter un développement bactérien qui risquerait de rendre difficile voire de fausser l’interprétation. De plus le milieu urinaire est peu favorable au maintien de l’intégrité cellulaire. L’urine est recueillie à mi-jet dans un récipient stérile après une toilette soigneuse du méat urétral. le volume minimum requis est de 10 mL. Si une culture de mycobactéries est demandée, il faut prélever les premières urines du matin. dans ce cas le volume minimum est porté à 50 mL. L’échantillon doit être acheminé le plus tôt possible au laboratoire.

Globules blancs < 30 /µL
Globules rouges < 30 /µL
Cylindres hyalins < 8 /µL
Cylindres granuleux < 1 /µL
Cellules épithéliales urothéliales (voies hautes) < 3 /µL

Flore bactérienne : absence
Absence Bactériurie non significative (au sens strict) < 100.000 CFU/mL
Bactériurie non significative (intégrée) < 10.000 CFU/mL

Répondu le jour de la réception si reçu avant 16h

• Globules rouges : On parle d’hématurie lorsque la concentration urinaire dépasse 30 leucocytes/µL. La distinction entre hématurie des voies urinaires basses et hématurie rénale reposant sur la morphologie des érythrocytes (érythrocytes normaux dans le premier cas et dysmorphocytose dans le second) doit être interprétée avec prudence, notamment à cause de la grande variabilité liée aux observateurs et à la qualité de l’échantillon

• Globules blancs: On parle de leucocyturie pathologique lorsque la concentration urinaire dépasse 30 leucocytes/µL Les polynucléaires neutrophiles étant les plus régulièrement retrouvés, l’importance de la leucocyturie ne permet pas de préjuger de son étiologie. Une leucocyturie pathologique est généralement associée à une infection urinaire haute ou basse. Toutefois on rencontre des leucocyturies aseptiques (automédication, présence d’inhibiteurs de la croissance bactérienne, contamination vaginale,…) Chlamydia, Ureaplasma, BK, responsables de leucocyturies pathologiques nécessitent des conditions de mise en évidence particulières et doivent donc être spécifiquement prescrits

• Cylindres: Les cylindres sont formés d’une structure protéique (précipitée) reproduisant le moule de la lumière tubulaire. Ils peuvent contenir de nombreuses inclusions (hématies, leucocytes, granules, cellules cytoplasmiques, cristaux, particules graisseuses). La présence de cylindres contenant des inclusions permet d’attribuer une origine rénale aux éléments cellulaires contenus dans l’urine.

• Cellules épithéliales: La présence de cellules épithéliales pavimenteuses est sans signification car elle correspond à une desquamation mécanique ou physiologique des cellules du tissu pavimenteux des voies urinaires basses. La présence de plus de 3 cellules urothéliales/µL suggère une affection tubulaire ; ces cellules correspondent aux cellules des voies urinaires hautes.

• Cristaux La présence de nombreux cristaux peut être révélée sans qu’on puisse attribuer la moindre signification pathologique. Cette présence dépend essentiellement du pH, de la température, de la densité, du régime alimentaire. L’exception essentielle est la présence de cristaux de cystine en tant qu’élément diagnostique de cystinurie.

• Micro-organismes
Bactériurie: Le diagnostic bactériologique d’une infection du tractus urinaire se base sur la culture quantitative de l’urine. La bonne interprétation de celle-ci repose sur la notion de bactériurie significative exprimée en nombre de germes viables par mL d’urine (CFU / mL: Colony Forming Unit) Une bactériurie est considérée comme significative au sens strict à partir de 100.000 CFU/mL. Toutefois, une bactériurie située entre 10.000 à 100.000 CFU/mL n’exclut pas l’infection. Dans cette zone, il convient de tenir compte de critères biologiques (pyurie manifeste à l’examen direct, germe à croissance lente ou rapide) ou cliniques (femme enceinte ou non, bactériurie symptomatique ou pyélonéphrite aigüe, prostatite) …Une bactériurie polymicrobienne en l’absence de pyurie est probablement due à une contamination. Les bacilles Gram-négatifs représentent 82 à 84 % des germes les plus couramment incriminés dans les infections urinaires et parmi ces Gram-négatifs, Escherichia Coli représente à lui seul environ 80 %. Les cocci Gram-positifs représentent environ 12 % (Entérocoques et Staphylocoques essentiellement avec respectivement 9 et 13%). Autres micro-organismes: Les levures (essentiellement Candida albicans) et les Mycoplasmes constituent les autres micro-organismes (environ 3%) incriminés dans les infections urinaires.

L’ECBU sera avantageusement complété par l’examen de la « tigette réactive ». Pour l’interprétation des paramètres fournis par cette dernière, on se référera aux tests individuels qui sont repris dans le présent répertoire

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Les techniques de séparation électrophorétiques et chromatographiques appliquées à un hémolysat permettent, dans des conditions physico-chimiques bien déterminées, de séparer les différentes hémoglobines. Le tracé électrophorétique normal met en évidence, chez l’adulte, trois hémoglobines: l’hémoglobine A (α2ß2) nettement majoritaire, l’hémoglobine A2 (α2δ2) et l’hémoglobine F ou hémoglobine fœtale (α2γ2) présentes à l’état de traces.

Patient à jeun. Le sang recueilli sur EDTA est maintenu à 4°C si l’analyse n’est pas effectuée rapidement.

Durant les 6 mois qui suivent la naissance, le pourcentage d’HbF diminue progressivement au profit de l’hémoglobine A2 et surtout de l’hémoglobine A.
Le tracé adulte normal se présente comme suit:

– Hémoglobine A: > 95 %
– Hémoglobine A2: 2 – 3.5 %
– Hémoglobine F: < 2 %

10 jours

La séparation des hémoglobines est un élément important dans le diagnostic d’une hémoglobinopathie. L’anomalie décelée peut être qualitative (anomalie de structure) et/ou quantitative (anomalie de synthèse). Les dosages de l’hémoglobine A2 et de l’hémoglobine F complètent l’investigation.

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Les techniques de séparation par électrophorèse consistent à soumettre à l’action d’un champ électrique, dans des conditions physico-chimiques déterminées, un ensemble de molécules possédant une charge électrique intrinsèque. L’application de ces techniques aux protéines plasmatiques permet leur séparation en fractions plus ou moins nombreuses, en jouant notamment sur le type de support. L’électrophorèse microzone sépare le sérum en 5 fractions: albumine, α1, α2, β, et γ-globulines.

L’analyse est réalisée sur sérum. Tube sec

Albumine   52 – 67 %
α 1                2 – 5 %
α2                5 – 12 %
β :                9 – 16 %
γ :                11 – 21 %

Répondu le jour de réception si reçu avant 16h

Deux groupes de situations peuvent se présenter:
– une anomalie dans la migration et/ou la présence de pics supplémentaires 
Bisalbuminémie : dédoublement du pic d’albumine, d’origine génétique ou acquise (médicaments), sans signification par lui-même.
Pont βγ en cas de cirrhose du foie suite à une augmentation polyclonale des IgA.
Pic monoclonal ou oligoclonal.

– une anomalie quantitative 
Syndrome néphrotique (diminution de l’albumine, augmentation des α2 diminution des γ).
Immunodéficience (diminution des γ)
Réaction inflammatoire (diminution de l’albumine et de la transferrine , augmentation des α1, et des α2).
Réponse immunitaire (augmentation des γ).
Déficience en α1-antitrypsine.

L’indication principale de l’électrophorèse des protéines est la recherche de paraprotéines, produites suite à une prolifération clonale de cellules B. Il s’agit d’immunoglobulines complètes ou dans certains cas de chaînes d’immunoglobuline.

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L’examen parasitologique direct apporte l’élément diagnostic principal de l’amibiase. Il permet de distinguer Entamoeba histolytica sous la forme trophozoïte ou la forme de kyste. L’examen sérologique peut toutefois s’avérer très utile, voire indispensable, notamment lorsque l’on suspecte une amibiase extra-intestinale . Plusieurs techniques sont utilisées pour révéler la présence d’anticorps. Parmi celles-ci notons: l’immunofluorescence indirecte, l’hémagglutination, la précipitation, l’ELISA.

L’analyse est réalisée sur sérum

Absence d’anticorps

7 jours

Les anticorps spécifiques peuvent être détectés précocement, notamment par la réaction d’immunofluorescence. Ils restent significativement élevés durant plusieurs mois voire plusieurs années. Les faux négatifs sont plus fréquents chez les patients atteints de la forme intestinale de la maladie.

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L’énergie nécessaire au bon fonctionnement des globules rouges provient entièrement de la glycolyse. Le glucose-6-phosphate est catabolisé en pyruvate puis en lactate selon deux voies:
– La voie principale produisant 90 % de l’énergie, dite voie de Embden – Meyerhof
– Une voie secondaire, dite shunt des pentoses, produisant les 10 % d’énergie complémentaire

Ces deux voies métaboliques font intervenir de nombreuses enzymes dont le déficit peut engendrer un état pathologique. C’est notamment le cas de la pyruvate kinase (PK) et de la glucose-6-phosphate déshydrogénase (G6PD). Cette dernière enzyme appartient au shunt des pentoses. Malgré sa contribution plus modeste dans le bilan énergétique, le shunt des pentoses est cependant très important par sa production de NADPH (forme réduite du NADP). La NADPH est en effet la coenzyme de la glutathion réductase qui permet la production de glutathion sous sa forme réduite, molécule indispensable pour lutter contre l’oxydation de la globine.

Le sang est recueilli sur EDTA et maintenu à 4°C si l’analyse n’est pas effectuée rapidement. Tube mauve

G6PD
Adulte : 10 – 14 U/g d’hémoglobine (activité mesurée à 37°C)
Nouveau-né : 120 – 230 % de la valeur adulte

pyruvate kinase 
Adulte : 13 – 17 U/g d’hémoglobine (activité mesurée à 37°C)
Nouveau-né : 120 – 200 % de la valeur adulte.

7 jours

Tous les déficits enzymatiques érythrocytaires sont rares à l’exception des déficits en G6PD (le plus fréquent) et pyruvate kinase. Le diagnostic repose essentiellement sur la mise en évidence d’une diminution de l’activité enzymatique intraérythrocytaire dans le contexte d’une hémolyse intravasculaire. Il faut noter que l’activité enzymatique est plus importante dans les réticulocytes. Lors d’un épisode d’hyperhémolyse, l’hyperréticulocytose réactionnelle peut masquer un déficit enzymatique.

Déficit en Glucose-6-Phosphate déhydrogènase
L’enzyme est codée par un gène associé au chromosome X. L’expression de la maladie est donc plus sévère chez l’homme qui ne peut compenser par un deuxième chromosome. Si l’activité de la G6PD est effondrée, l’hémolyse sera constante. Cette situation est rarement rencontrée. S’il persiste une activité résiduelle, l’hémolyse n’apparaîtra que lors de la prise de substances oxydantes (antimalarique, sulfones, phénacétine, pollens de fèves,…).
Déficit en pyruvate kinase
Le déficit affecte la production de l’ATP et donc l’efficacité de la pompe à sodium. La maladie se présente généralement comme une hémolyse chronique. Les deux sexes sont atteints, la maladie n’étant détectable que chez les homozygotes.

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Après avoir réalisé un prélèvement en vue de la détermination de la glycémie (et de la glucosurie à jeun), une dose standard de glucose est administrée per os au patient. Les variations de la glycémie (et de la glucosurie) sont suivies de demi-heure en demi-heure pendant 2 heures (ou plus). Chez l’individu normal, l’absorption intestinale du glucose est rapide et la concentration sanguine augmente jusqu’à une valeur maximale de l’ordre de 150 mg/dL. L’augmentation du taux de glucose stimule l’insulinosécrétion pancréatique dont l’effet se manifeste endéans les 30 à 60 min. par la diminution de la glycémie. Très souvent, le captage tissulaire du glucose est suffisant pour provoquer une onde hypoglycémique (environ 2 heures après le début du test). Pendant ce temps, si la fonction rénale est normale, aucune glucosurie n’est décelée.

• Premier prélèvement sanguin sur plasma fluoré pour déterminer la glycémie à jeun.
• Administration d’une dose standard de glucose.
• Adulte : 75 g
• Enfant : 1.75 g/kg (avec un maximum de 75 g)
• Prélèvement d’un tube fluoré toutes les 30 min. et allant jusque 120 min. (ou plus).

NB : Chez la femme enceinte on réalise, entre la 24ème et la 28ème semaine de gestation :
• soit un test en 1 étape, test recommandé actuellement :
Administration de 75 g de glucose, prise de sang à jeun, après 1h et après 2h.
• soit un test de screening en 2 étapes :
prise de 50 g de glucose et mesure de la glycémie 1h plus tard (test de O’Sullivan). Si le test de screening est positif, on réalise alors le test diagnostique avec 100 g de glucose et des prélèvements à jeun, après 1h, 2h et 3h.
Diverses précautions doivent être prises afin de pouvoir interpréter correctement le test :
• La première glycémie est réalisée le matin après un jeûne de 8h.
• Le patient doit s’abstenir de tout exercice physique pendant l’épreuve et ne pas fumer.

cf. Standards of Medical Care in Diabetes – 2014 (American Diabetes Association)

Glycémie à jeun < 100 mg/dL
Glycémie après 120 min. < 140 mg/dL

Valeurs de référence chez la femme enceinte
• Test 75 g OGTT
à jeun < 92 mg/dL
1h < 180 mg/dL
2h < 153 mg/dL

• Test de screening (O’Sullivan)
1h < 140 mg/dL

• Test diagnostique 100 g OGTT
à jeun < 95 mg/dL
1h < 180 mg/dL
2h < 155 mg/dL
3h < 140 mg/dL

Répondu le jour de réception si reçu avant 16h

Les indications principales de l’épreuve de tolérance au glucose (prise orale) sont :
• Le dépistage du diabète sucré.
• L’investigation des hypoglycémies fonctionnelles : nécessite des prélèvements s’étalant sur
une durée plus longue (jusqu’à 4h).

Les résultats s’interprètent en fonction de l’allure générale de la courbe d’hyperglycémie ainsi que des valeurs mesurées aux différents temps. Une attention particulière est portée aux valeurs des glycémies à jeun et à 120 min. La courbe d’insulinémie (ou de C-peptidémie) permet dans certains cas d’affiner le diagnostic.
La tolérance au glucose diminue avec l’âge.
Pendant la grossesse, la tolérance au glucose tend à diminuer.

• Diagnostic de diabète si :
valeur à jeun ≥ 126 mg/dL
ou valeur à 120 min. ≥ 200 mg/dL
• Risque élevé de diabète (pré-diabète) si :
valeur à jeun comprise entre 100 et 125 mg/dL
ou valeur à 120 min. comprise entre 140 et 199 mg/dL.
• Diagnostic de diabète gestationnel :
– OGTT 75 g : diagnostic établi dès qu’une seule des valeurs est dépassée
– OGTT 100 g : deux valeurs au moins doivent être dépassées.

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Le virus Epstein-Barr (EBV) appartient au groupe des Herpès virus. Il est associé à la mononucléose infectieuse (celle-ci peut aussi être associée aux primo-infections à CMV, toxoplasmose, HIV,…) .
La primo-infection asymptomatique ou pauci symptomatique est la règle ( +/- 75%).
Le virus entre en phase latente dans les lymphocytes B, mais peut se réactiver à l’occasion de divers stimuli.
Les primo-infections évoluant en mononucléose infectieuse restent nettement minoritaires (8% des patients « primo-infectés »). EBV intervient comme cofacteur dans le développement des tumeurs de Burkitt ( en Afrique principalement ), dans la genèse de certains cancers du nasopharynx , des lymphomes de Hodgkin et de lymphomes chez les patients immunodéprimés . Il cause la leucoplasie chevelue de la langue chez les patients atteints de SIDA et la pneumopathie interstitielle lymphocytaire chez les enfants infectés par HIV. Dans certains désordres génétiques rares , l’infection à EBV peut être fatale . Trois types d’anticorps peuvent être recherchés : les anticorps dirigés contre la capside virale (VCA), les anticorps dirigés contre les antigènes d’apparition précoce (EA) et les anticorps dirigés contre les antigènes nucléaires (EBNA). Les anticorps anti VCA sont les premiers à apparaître et les plus utiles au diagnostic.

L’analyse est réalisée sur sérum

1 jour

L’interprétation des résultats de la sérologie EBV peut s’avérer délicate, il peut en effet y avoir de fortes variations interindividuelles dans le profil sérologique. Les remarques suivantes doivent être prises en considération : Une primo-infection sévère débouchant sur une MNI est associée à une forte production d’anticorps (IgM et IgG). La production d’IgG est parfois différée . Sous réserve de ces remarques préliminaires, l’interprétation suivante peut être avancée :

Anticorps anti-VCA :

IgM IgG Conclusion
 –  Absence de réponse immunitaire, pas de contact antérieur avec EBV
+  Réponse immunitaire résiduelle, infection ancienne par EBV
+ Primo-infection par EBV possible : voir contexte clinique et biologique et procéder à un contrôle 3 semaines plus tard.
+ + Infection récente
(+) traces  (+) traces  Conclusions difficiles : nouveau prélèvement  endéans les 2 à 3 semaines

Investigations complémentaires :
Les anticorps anti-EBNA augmentent tardivement, entre le 2ème et le 4ème mois après l’infection et persistent ensuite tout la vie. Ils sont donc quelquefois utiles pour établir un diagnostic évoqué tardivement après les symptômes.
Les anticorps anti-EA (deux antigènes : EA-R et EA-D) apparaissent de façon fugaces (quelques mois) lors de la primoinfection ensuite deviennent indétectables. Ils sont de peu d’utilité dans le diagnostic de la primoinfection. Ils peuvent être détectables en titre bas chez des personnes ayant un contact ancien avec le virus. Chez des patients immunodéficients, une réactivation de l’EBV se traduit par une augmentation des anticorps anti-VCA et
une réappparition des anticorps anti-EA. Ceux-ci s’observent également en titre élevé chez les patients développant un lymphôme de Burkitt (EA- R) ou un carcinôme nasopharyngé (EA-D)

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L’équation MDRD (Modification of Diet in Renal Disease – Annals of Internal Medicine 1999 ;130: 461-470) est un algorithme permettant d’estimer le taux de filtration glomérulaire (GFR) en se basant sur la créatinine sérique, l’âge, le sexe et l’origine ethnique du patient. Le résultat est rapporté pour une surface corporelle normalisée à 1.73 m2. Le NKDEP (National Kidney Disease Education Program) recommande l’équation MDRD, la considérant comme la meilleure approche pour évaluer la fonction rénale chez les patients atteints d’insuffisance rénale chronique ainsi que pour identifier les patients à risque.

Sérum ou plasma (EDTA ou Héparine)

Valeurs de référence ≥ 60 mL/min /1.73 m2

Répondu le jour de la réception si reçu avant 16h

L’insuffisance rénale chronique est caractérisée par la perte d’un certain nombre de néphrons fonctionnels et est évaluée par le débit de filtration glomérulaire. Celui-ci est diminué avant l’apparition des symptômes. Il existe plusieurs méthodes permettant l’estimation de ce débit : · Les plus précises, utilisant une substance exogène, sont difficilement applicables en routine. · La créatinine sérique, molécule produite par le métabolisme musculaire, étant éliminée principalement par filtration glomérulaire et de façon négligeable par sécrétion tubulaire, constitue un marqueur rénal couramment dosé mais manquant de sensibilité. · La mesure de la clairance, par dosage de la créatinine sérique et urinaire, présente l’inconvénient de nécessiter une récolte d’urines de 24 heures, sujette à des incertitudes quant à l’exactitude du recueil, et est surestimée lors de valeurs élevées de créatinine sérique par augmentation de la sécrétion tubulaire. ·

Plusieurs formules, dont celle de Cockcroft et Gault et plus récemment l’équation MDRD, ont été proposées pour estimer la clairance de la créatinine. Cette dernière est considérée actuellement comme supérieure à la première. La NKDEP recommande d’accompagner systématiquement les résultats de dosage de la créatinine sérique d’une estimation de la GFR par l’équation MDRD.

Interprétation :
de 30 à 59 mL/min/1.73 m2 : insuffisance rénale chronique modérée
de 15 à 29 mL/min/1.73 m2 : insuffisance rénale chronique sévère
< 15 mL/min/1.73 m2 : insuffisance rénale terminale

Limites de l’équation MDRD :
l’équation ne peut être utilisée pour les patients de moins de 18 ans · elle n’est pas validée pour les patients de plus de 70 ans, pour les femmes enceintes, pour les individus présentant une taille corporelle ou une masse musculaire extrême, ainsi que pour les individus suivant un régime alimentaire inhabituel ou souffrant de malnutrition. · elle n’est pas validée pour les groupes ethniques autres que Caucasiens et Afro-Américains. · Le résultat doit être multiplié par 1.21 chez les patients Afro-Américains. · Les valeurs > 60 étant imprécises doivent être répondues > 60 mL/min/1.73 m2.

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Les globules rouges sont des cellules anuclées de forme biconcave qui, visualisées sur lame, présentent une forme circulaire régulière d’un diamètre moyen de l’ordre de 7.5m. Le rôle essentiel des globules rouges est d’assurer le transport de l’hémoglobine et de maintenir celle-ci à l’état fonctionnel.

Le sang recueilli sur EDTA est maintenu à 4°C si l’analyse n’est pas effectuée rapidement.
Tube mauve

Unités : 10 exp6/µL
Homme : 4.2 – 5.7
Femme : 3.8 – 5.3
Enfant : 3.7 – 6.6
Nouveau-né : 3.3 – 5.9

Répondu le jour de la réception si reçu avant 16h

Numération des globules rouges et anémie
La masse globulaire est mesurée par 3 valeurs de l’hémogramme: le nombre des globules rouges, le taux d’hémoglobine et l’hématocrite. Chacune de ces valeurs pouvant évoluer indépendamment, elles sont donc toutes trois indispensables. L’anémie est définie (en l’absence d’hémodilution ou d’hémoconcentration) par la diminution de la concentration de l’hémoglobine en dessous des valeurs physiologiques et non par le nombre des globules rouges. La numération des globules rouges permet, par l’intermédiaire du volume globulaire moyen (VGM), d’établir une classification de première importance dans l’investigation d’une anémie.

Numération des globules rouges et polyglobulie
Une polyglobulie (primaire ou secondaire) est définie comme l’augmentation de la masse globulaire totale de l’organisme. La seule numération des globules rouges est donc insuffisante à son diagnostic. Elle peut en effet conduire à de fausses interprétations lorsqu’il y a hémoconcentration, hémodilution ou en cas de forte microcytose.

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La flore commensale du tactus respiratoire inférieur est constituée de Streptocoques β hémolytiques, de Streptocoques pneumoniae, de Staphylocoques aureus et de Staphylocoques coagulase négative, de Neisseriae, Haemophilus, Moraxella, Corynebacterium, Stomatococcus, entérobactéries, Lactobacillus, Mycoplasma…., d’anaérobies, de candidas. Au-delà des cordes vocales, l’épithélium trachéo-bronchique et alvéolaire normal est stérile. Sauf en cas d’intubation. Nombre de ces germes commensaux, pourront, dans des circonstances particulières, être responsables d’infections broncho-pulmonaires.

Recueil le matin au réveil après avoir rincé abondamment la bouche avec de l’eau. Obtenir, après un effort de toux, une expectoration profonde et non salivaire. Acheminer au laboratoire dans les 2 heures à température ambiante. a défaut, conserver maximum 24 heures à 4°C.

Dans tous les cas d’infections broncho-pulmonaires et si le prélèvement est de bonne qualité (voir classification): Absence de Streptococcus pneumoniae, d’Haemophilus influenzae, de Staphylococcus aureus, de Moraxella catarrhalis et de Klebsiella pneumoniae.
Absence de bacilles gram négatif et de Pseudomonas aeruginosa dans les infections nosocomiales, les surinfections bronchiques et la muciviscidose.
Absence de Burkholderia cepacia dans la mucoviscidose.
Remarque : cette classification qui présente un caractère arbitraire reste toutefois utile pour l’interprétation

Examen direct (Gram) : lu le jour 0/1 et répondu avec la culture sauf urgence
Si culture négative : répondu le jour de réception + 2 jours (ouvrables)
Si culture positive : répondu le jour de réception + 2-3-5 jours (ouvrables)
Cultures de mycose : répondu le jour de réception + 3 jours (ouvrables)
Antibiogramme : répondu le jour de réception + 2-4 jours (ouvrables)

La grande difficulté pour l’interprétation des résultats d’une expectoration réside dans le fait que la plupart des germes incriminés dans les infections broncho-pulmonaires se trouvent à l’état commensal ou colonisant dans les voies respiratoires inférieures ou supérieures. La qualité du résultat dépendra de la qualité du prélèvement. Celui-ci devra être le moins possible contaminé par la salive. On évalue la qualité du prélèvement à l’examen direct d’après le nombre de cellules épithéliales et de globules blancs et on les divise en 6 classes

Classe Cellules épithéliales Leucocytes Conclusions
1 >25 <10 Prélèvement salivaire
2 >25 10-25 Prélèvement salivaire
3 >25 >25 réaction inflammatoire mais forte contamination salivaire
4 10-25 >25 réaction inflammatoire mais forte contamination salivaire
5 <10 >25 Prélèvement de bonne qualité
6 <25 <25 Pas d’interprétation possible sauf pour les immunodéprimés

Les prélèvements de la classe 1, 2 et 3 sont inexploitables.
Ceux de la classe 5 sont très bons.
Pour les autres classes, l’interprétation dépendra des résultats de l’examen direct, du type et de la quantité de germes, de la pureté de la culture…

Répertoire d'analyses de Biologie Clinique

G. JANSSENS, Directeur scientifique

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Le répertoire a pour vocation d’aider au choix et à l’interprétation des paramètres de Biologie Clinique. Son édition est régulièrement complétée et modifiée. Toutefois il peut persister un délai entre la modification d’une analyse existante ou l’utilisation d’une nouvelle analyse et son apparition dans le répertoire.