Analyses B

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AB CDEF GHI –  LMNOP QR STUVW – YZ

B

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La β2-microglobuline est un polypeptide constituant la chaîne légère des molécules MHC de classe 1 présentes à la surface de toutes les cellules nucléées. Cette petite molécule apparaît pour 100 % dans le filtrat glomérulaire et est réabsorbée à plus de 99 % au niveau tubulaire.

L’analyse est réalisée soit sur sérum soit sur urine.
Les prélèvements urinaires sont réalisés comme suit:
Eliminer les urines du matin (la β2-microglobuline est détruite en milieu trop acide)
Faire boire un ou deux verres d’eau au patient afin d’obtenir une bonne diurèse et récolter l’urine aussi tôt que possible.
Dans les cas où le pH urinaire est trop acide (inf. à 5.5), le patient fournira un nouvel échantillon d’urine en ayant pris soin d’ingérer la veille 3 à 4 gr de bicarbonate de sodium.

< 59 ans < 1.9 mg/L
60-69 ans < 2.1 mg/L > 70 ans < 2.4 mg/L

7 jours

Dans l’exploration de la fonction rénale, la comparaison des valeurs sériques et urinaires permet d’orienter le diagnostic vers une atteinte tubulaire ou glomérulaire: – Une augmentation de la concentration sérique est le signe d’une altération de la filtration glomérulaire. – Une augmentation de la concentration urinaire indique un trouble de la réabsorption tubulaire. Le taux de la β2-microglobuline sérique est proposé dans le monitoring de certaines hémopathies malignes (leucoses, lymphomes, myélome multiple) ainsi que dans l’infection par HIV. En effet bien que la β2-microglobuline soit présente sur toutes les cellules, sa concentration sérique reflète surtout le turnover des lymphocytes.

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L’HCG (Human chorionic gonadotrophin) est une glycoprotéine placentaire synthétisée par le syncytiotrophoblaste.
Elle se compose – comme TSH, FSH et LH – de deux sous-unités: a et b.
La chaîne a est très semblable pour les quatre hormones, ce qui pose, en immunologie, un problème de réactions croisées. C’est pourquoi les tests ont été développés sur base de la plus grande spécificité de la sous-unité b. L’HCG exerce une action similaire à celle de la LH (Luteinizing hormone): elle maintient le corps jaune fonctionnel et stimule la sécrétion de progestérone. Les dosages effectués actuellement utilisent des anticorps monoclonaux et ne présente donc pas de réaction croisée avec les autres hormones glycoprotéïques hypophysaires.

L’analyse est réalisée sur sérum

Valeurs de référence
– Absence de grossesse: < 5 UI/L
– Grossesse : (U/L)
3 à 4 sem : 9-130
4 à 5 sem : 75 – 2600
5 à 6 sem : 850 – 20800
6 à 7 sem : 4000 – 100200
7 à 12 sem : 11500 – 289000
12 à 16 sem : 18300 – 137000
16 à 29 sem : 1400 – 53000
29 à 40 sem : 940 – 60000

L’HCG augmente rapidement durant les premières semaines de la grossesse (elle double environ tous les 2 jours) pour atteindre une valeur maximale après 7 à 12 semaines.
Les taux d’HCG varient considérablement d’individu à individu et sont plus élevés lors des grossesses gémellaires.

Répondu le jour de réception si reçu avant 16h

– Diagnostic précoce de grossesse: La beta HCG peut être mesurable dans le sérum quelques jours avant la date normale des règles.

– L’augmentation du taux de HCG est un élément important de diagnostic de grossesse môlaire et du suivi de l’évolution après traitement.

– Des valeurs inférieures à l’intervalle de référence, correspondant aux semaines de grossesse, se rencontrent en cas de grossesse ectopique ou de menace de fausse couche. Dans ces conditions des dosages répétés d’HCG révèlent une augmentation anormalement lente, voire une régression.

– La ß HCG est le marqueur de choix pour le diagnostic et le suivi du choriocarcinome. Elle est également très utile dans le monitoring des tumeurs des cellules germinales ovariennes et testiculaires. Dans ce cas, le dosage de la ß HCG libre est préconisé. Elle peut également être détectée dans d’autres cancers (sein, poumon, pancréas, mélanome…).

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Le CO2 total représente la somme des ions bicarbonates (HCO3 – ) et du CO2 dissous.
Le pH sanguin est maintenu, dans les conditions physiologiques normales, dans des limites très étroites
(7.35 – 7.45 pour le sang artériel). Ce maintien est assuré par les systèmes tampons.
Bien que sa capacité de tamponnement soit moindre que celle de l »hémoglobine et des protéines plasmatiques, le système HCO3 – / CO2 constitue l’élément le plus efficace du fait que l’élimination pulmonaire de CO2 et la réabsorption tubulaire de HCO3- peuvent être rapidement adaptées. L’équilibre acido-basique s’accompagne d’un équilibre électrolytique garantissant l’électroneutralité. Dans cette balance électrolytique, Na + représente 92% des cations, HCO3 – et Cl – représente 84% des anions.

L’analyse est réalisée, sans délais, sur sérum ou plasma hépariné. Le CO2 est rapidement perdu après débouchage des tubes.

22 – 31 mmol/L

Répondu le jour de réception si reçu avant 16h

Il y a augmentation des bicarbonates en cas d’alcalose métabolique et d’acidose respiratoire compensée. Il y diminution en cas d’acidose métabolique et d’alcalose respiratoire compensée.

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La destruction physiologique des globules rouges a principalement lieu dans la rate, le foie et la moelle osseuse. Les différents constituants de l’hémoglobine y sont transformés: la globine est dégradée en acides aminés, le fer est libéré et recyclé, le noyau tétrapyrolique de l’hème est converti enzymatiquement en bilirubine. La bilirubine libérée dans le plasma est transportée, liée à l’albumine, vers les hépatocytes où, par l’intermédiaire de la glucuronyl-transférase, elle est conjuguée à l’acide glucuronique. Une faible proportion de la bilirubine conjuguée repasse dans le sang, la plus grande partie est déversée dans les canalicules et parvient avec la bile dans l’intestin grêle où elle poursuit son métabolisme sous l’action bactérienne (voir urobilinogène). Remarque de nomenclature: la bilirubine conjuguée est souvent appelée bilirubine « directe ». Cette dénomination repose sur sa propriété analytique de réagir « directement » avec le réactif diazoïque sans nécessiter l’addition d’un accélérateur.

L’analyse est réalisée sur sérum. L’hémolyse, de même qu’une exposition de quelques heures à la lumière, invalident le test.

Chez l’enfant de plus d’un mois et chez l’adulte:
– Bilirubine totale : 0.2 – 1.3 mg/dL
– Bilirubine conjuguée : 0.0 – 0.3 mg/dL
– Bilirubine non conjuguée : 0.0 – 1.1 mg/dL

Répondu le jour de la réception si reçu avant 16h

Les hyperbilirubinémies non conjuguées:
– d’origine extrahépatique: L’hyperhémolyse quelle qu’en soit son origine, provoque un métabolisme accru de l’hémoglobine et conduit, si elle est suffisante, à une surcharge de la capacité fonctionnelle des hépatocytes.
– d’origine hépatique: C’est le déficit en glucuronyl-transférase qui provoque l’hyperbilirubinémie transitoire chez le nouveau-né et définitive dans la maladie de Gilbert.

Les hyperbilirubinémies conjuguées:
Elles sont dues à un défaut de sécrétion canaliculaire de la bilirubine conjuguée, suite à :
– un défaut du transporteur membranaire (syndrome de Dubin-Johnson)
– une atteinte du parenchyme hépatique (hépatite virale, hépatite toxique)
– une obstruction des voies biliaires intrahépatiques (cirrhose biliaire) ou extrahépatiques.

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Seule la forme conjuguée de la bilirubine (forme hydrosoluble) peut être éliminée par le rein. Les concentrations plasmatiques de bilirubine conjuguée étant faibles chez le sujet sain, on ne retrouve normalement la bilirubine dans l’urine qu’à l’état de traces non décelables par les méthodes analytiques de screening habituellement utilisées.

L’urine doit être analysée dans les 4 heures et ne pas avoir été exposée directement à la lumière.

Négatif (limite de sensibilité du test de screening: 1mg/dL)

1 jour

La bilirubinurie peut être la conséquence de lésions du parenchyme hépatique ou d’entraves à l’écoulement de la bile. La bilirubine ne se retrouve pas dans l’urine en cas d’ictère hémolytique

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La décompensation cardiaque est une affection sévère dont la prévalence augmente avec l’âge.
En l’absence d un traitement adéquat, elle entraîne le décès dans 50 % des cas endéans les 5 ans qui suivent le diagnostic d’où la nécessité d’un diagnostic précoce.
Le peptide natriurétique type B (BNP, 32 acides aminés) est une hormone produite au niveau des myocytes des ventricules cardiaques sous forme de pre-pro-BNP (132 acides aminés) clivé d’abord en proBNP (108 acides aminés) puis en N-terminal proBNP (76 acides aminés) et enfin en BNP, seule forme biologiquement active. Une surcharge ventriculaire s’accompagne d’une augmentation de la production de BNP et d’une augmentation des taux sériques de BNP et de la forme inactive N-terminal proBNP

Le test est réalisé sur sérum ou plasma hépariné

Si < 300 pg/mL (tout âge) : insuffisance cardiaque peu probable 

Valeur élevée et dyspnée :
Insuffisance cardiaque probable si 
> 450 pg/mL pour patient < 50 ans > 900 pg/mL pour patient entre 50 et 75 ans
> 1800 pg/mL pour patient > 75 ans

-Diagnostic différentiel dyspnée d’origine cardiaque et dyspnée d’origine pulmonaire : taux normaux dans la dyspnée d’origine pulmonaire ; taux augmentés dans la dyspnée cardiaque (valeurs d’autant plus élevées que l’insuffisance cardiaque est sévère)
– Diagnostic précoce de la décompensation cardiaque : en présence d’un taux élevé, le diagnostic doit être confirmé par échographie
– Bonne valeur prédictive négative
– L’insuffisance rénale peut occasionner une élévation des taux

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L’agent étiologique de la coqueluche est la bactérie Bordetella pertussis dont le réservoir est strictement humain. Cette maladie très contagieuse, dont la toux est le signe clinique majeur, est en recrudescence.

La transmission se fait via les gouttelettes provenant des voies aériennes supérieures. L’’incubation est en moyenne de 7 à 10 jours. La phase catarrhale (rhinite, éternuements, toux occasionnelle, fièvre peu élevée) dure 1 à 2 semaines. La phase paroxysmique (quintes de toux, inspiration sifflante, épisodes d’apnée chez le nourrisson) peut durer plusieurs semaines.

La contagiosité débute quelques jours avant la phase catarrhale, elle est maximale pendant cette
phase et persiste environ 21 jours. Un traitement antibiotique adéquat la réduit à 3-5 jours.
Les adultes, présentant souvent des formes frustes de la maladie, jouent un rôle important
dans la transmission.
La coqueluche est une maladie grave chez l’enfant de moins de 6 mois. Pour protéger les nourrissons, on recourt à la vaccination de l’entourage ou vaccination « cocoon ». Depuis septembre 2013, la vaccination est recommandée pendant la grossesse, entre la 24ème et la 32ème semaine.

L’ADN bactérien peut être détecté par PCR, les anticorps (IgG dirigés contre la toxine PT de Bordetella pertussis) par ELISA.

• Mise en évidence de Bordetella pertussis par PCR :
Prélèvement naso-pharyngé (aspiration naso-pharyngée de préférence, éventuellement frottis naso-pharyngé) récolté moins de 3 semaines après le début de l’infection :

Technique de prélèvement naso-pharyngé (tête du patient en hyperextension).
o Aspiration naso-pharyngée sous vide puis rinçage du cathéter avec 1.5 mL de solution saline physiologique ou rinçage du nasopharynx avec 3 à 5 mL de solution saline physiologique puis aspiration immédiate (avec seringue ou poire à nez stérile, le patient ne peut pas avaler pendant la procédure)

o Frottis naso-pharyngé : introduire le frottis jusqu’au nasopharynx, tourner doucement le frottis, le laisser sur place 30 secondes puis le retirer avec un mouvement rapide ; répéter la manoeuvre dans la seconde narine ; milieu de transport Amies ou Stuart.

• Détection d’anticorps : l’analyse est réalisée sur sérum

Négatif

• PCR
Est indiquée dans les contextes suivants :
o Adultes et enfants de plus de 1 an présentant une toux depuis moins de 3 semaines.
o Enfants de moins de 1 an présentant toux, dyspnée, arrêt respiratoire, indépendamment de la durée des symptômes.
o Enfants de moins de 6 mois asymptomatiques ayant été en contact.

Un résultat positif pour Bordetella pertussis signe le diagnostic de coqueluche
Un résultat positif pour Bordetella parapertussis, bactérie susceptible de causer un syndrome « pertussis-like », qui n’est pas la coqueluche, ne nécessite pas de précautions particulières.

• Détection d’anticorps :
Est indiquée dans les contextes suivants :
o Adultes et enfants de plus de 1 an présentant une toux depuis plus de 3 semaines.
o Adultes et enfants de plus d e 1 an présentant une toux depuis moins de 3 semaines mais déjà sous traitement antibiotique.
Résultats des anticorps IgG
<9 : négatif
9-11 : douteux
11-17 : positif (vaccination récente ou infection ancienne)
≥17 : infection aiguë (la coqueluche est une maladie à déclaration obligatoire).

Dans certains cas, un second échantillon est nécessaire, notamment chez les patients déjà sous traitement antibiotique ainsi que chez les personnes vaccinées durant l’année précédente.

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Borrelia burgdorferi, de la famille des spirochètes, est l’agent étiologique de la maladie de Lyme dont le vecteur est une tique. En Europe, la maladie de Lyme est causée par 3 espèces de Borrelia burgdorferi sensu lato : B burgdorferi sensu stricto, B. garinii, B. afzelii ,les 2 dernières étant les plus fréquentes.

La phase précoce de la maladie est constituée d’un syndrome pseudo-grippal qui peut être associé à une lésion d’érythème chronique migrant (ECM), d’une méningite ou d’une radiculite ( paralysie faciale notamment). La phase tardive ou chronique est caractérisée par des atteintes d’ordre rhumatologique, cardiaque, dermatologique ou neurologique. C’est principalement aux techniques immunoezymatiques auxquelles on a recours pour mettre en évidence les anticorps (IgG et IgM) dirigés contre Borrelia burgdorferi.

Le test est réalisé sur sérum (tube sec)
IgG : < 10 U/mL
IgM : Absence

3X/sem

Le diagnostic de borréliose de Lyme est souvent délicat, les symptômes cliniques (en dehors de l’érythème chronique migrant) n’étant pas spécifiques. Il convient de souligner les limites des techniques sérologiques qui ne constituent qu’un appoint au diagnostic clinique. Enfin, en fonction de l’épidémiologie locale et des risques d’exposition professionnelle, 5 à 25 % de la population en bonne santé peut présenter des anticorps anti-Borrelia.
– Dans la phase précoce de l’infection les anticorps spécifiques (IgG et IgM) peuvent se révéler négatifs (50 % des cas).
Un résultat négatif n’exclut donc pas une infection aiguë. En présence de symptômes non spécifiques après une piqûre de tique et d’un premier résultat négatif (IgG et IgM) il convient d’effectuer un nouveau prélèvement 4 à 6 semaines plus tard.
– Une séroconversion (premier échantillon négatif et deuxième positif) indique avec une forte probabilité une infection récente. En règle générale ce sont d’abord les IgM spécifiques qui apparaissent, puis les IgG. Un résultat IgM positif isolé est fréquent au stade précoce d’une borréliose.
– Une antibiothérapie mise en œuvre dans la phase précoce peut décapiter la réponse immunitaire humorale. Un traitement à des stades plus avancés ne négative pas les anticorps
– En cas de contexte clinique évocateur, les résultats positifs doivent être confirmés par la technique de Western blot parce qu’il peut y avoir des réactions croisées (syphilis, autres spirochétoses ou autres borrélioses, mononucléose infectieuse, endocardites bactériennes, ou encore en cas de maladie auto-immune.)
– Dans les stades avancés de la maladie, la sérologie est toujours positive.

Cinétique de la réponse immunitaire :

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On réalise, dans ce test, la mise en contact de dilutions successives du sérum et de souches stabilisées de Brucella abortus, Brucella melitensis et Brucella suis. La présence d’anticorps est visualisée par l’agglutination bactérienne.

Le test est réalisé sur sérum (tube sec)
voir ci=dessous

1 jour
Le test est une aide au diagnostic rapide. Le diagnostic à la phase aiguë est établi par hémocultures.
Lors de brucellose au stade aigu, le taux d’anticorps est en général > 1/320.
Des résultats faussement négatifs peuvent être observés en présence d’anticorps bloquants (effet de prozone). Des résultats faussement positifs (par réaction croisée) peuvent être observés en présence d’anticorps anti- Vibrio cholerae , Francisella tularensis, Yersinia species. Une réaction sérologique positive vis-à-vis d’une souche de Brucella, l’est souvent également vis-à-vis des autres; ceci n’est que le reflet de la communauté antigénique entre B. abortus, B. melitensis et B. suis. Les anticorps révélés par la réaction de Wright (IgG + IgM), le sont précocément et disparaissent assez rapidement (3 à 4 mois). Il est prudent de confirmer les résultats positifs par une sérologie basée sur d’autres méthodes dans un laboratoire de référence (en Belgique : Institut National de Recherche Vétérinaire)

Répertoire d'analyses de Biologie Clinique

G. JANSSENS, Directeur scientifique

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Le répertoire a pour vocation d’aider au choix et à l’interprétation des paramètres de Biologie Clinique. Son édition est régulièrement complétée et modifiée. Toutefois il peut persister un délai entre la modification d’une analyse existante ou l’utilisation d’une nouvelle analyse et son apparition dans le répertoire.